Différences entre Phormium, Cordyline et Dracaena
dracaena, cordyline ou phormium

Cordyline, Phormium, Dracaena, voici 3 plantes d’origine tropicale ou sous tropicale qu’on trouve fréquemment en plantes d’appartement, toutes trois avec des feuillages décoratifs et qui sont parfois l’objet de confusion. Quelques pistes pour essayer d’y voir plus clair.

Le Phormium

Pour distinguer le Phormium de la Cordyline ou du Dracaena, c’est facile : le Phormium ne forme pas de tronc. Les feuilles partent toujours de la base. Elles sont par ailleurs repliées en V à la base. On dit qu’elles sont carénées, car elles forment comme une carène de bateau.

Le Phormium n’est pas très rustique, mais on en trouve dans les jardins, notamment en bord de mer, dans des emplacements bien protégés. Ils peuvent supporter des températures légèrement négatives avec un bon paillis et un sol bien sec.

Il est surtout décoratif par son feuillage joliment coloré dans des teintes qui vont du jaune vert au vert foncé, en passant par le bronze, et orné de fines rayures.

On l’appelle aussi lin de Nouvelle-Zélande. Il provient effectivement de la Nouvelle-Zélande, mais il n’a rien du Lin, si ce n’est le fait que ses feuilles fibreuses ont été utilisées par les Maoris pour confectionner leurs vêtements, mais aussi de très solides cordages.

Cordyline et Dracaena

Cordyline et Dracaena ont un feuillage qui ressemble parfois à celui du Phormium, mais ces deux plantes forment des troncs qui permettent à coup sûr d’éviter toute confusion avec les Phormium.

Par contre, faire la différence entre la Cordyline et le Dracaena est autrement plus compliqué. Tout le monde s’y perd !

Dans le Guide des végétaux d’ornement et fruitiers, aux Editions Horticolor, – une référence pour bon nombre de pépiniéristes – il est tout simplement indiqué « Cordyline = Dracaena ».

Dans l’Encyclopédie Universelle des 15 000 plantes de jardin, les deux Genres sont bien séparés, mais il existe bon nombre de synonymes entre eux, par exemple l’Encyclopédie indique pour Cordyline australis : syn. Dracaena australis.

Faut-il en conclure qu’il s’agit de deux noms différents pour désigner les mêmes plantes ? Les botanistes persistent à nous dire que non.

Et pourtant eux-mêmes ne sont pas du tout au clair sur ces deux types de plantes. La preuve, la Cordyline, par exemple, a été classée selon les auteurs dans la Famille des Liliaceae ou des Asparagaceae ou des Laxmanianniaceae ou des Agavaceae ou des Lomandraceae. Même chose pour le Dracaena qui est classé dans la Famille des LiIiaceae par certains, dans les Ruscaceae par d’autres, avec les Dracaenaceae par d’autres encore, et enfin parmi les Asparagaceae plus récemment. Il ne faut donc pas s’étonner que le « commun des mortels » ait bien de la peine à s’y retrouver et qu’il règne la confusion la plus totale dans les jardineries ou sur les catalogues concernant les appellations de ces plantes !

Il est un point d’accord au moins entre botanistes : ces deux Genres se retrouvent toujours classés dans la même Famille. Si l’un change de Famille, l’autre le suit. C’est dire s’il y a entre ces deux Genres beaucoup de points communs, d’où les confusions. Finalement, ces deux Genres sont classés par le Catalog of Life 2010 dans la Famille des Asparagaceae. Retenons donc, jusqu’à nouvel ordre, celle-ci.

Maintenant, comment les distinguer ?

Je suis allé chercher la description qu’en donne ZipCodeZoo.com. A la lecture de ces deux descriptions, vous noterez les très nombreux points de ressemblance. C’est normal : elles font partie de la même Famille. Il y a cependant un certain nombre de différences dans les détails. J’ai mis en exergue celles qui me paraissent les plus intéressants et les plus visibles pour faciliter la distinction.

Le Dracaena

Plante ayant l’allure d’un arbre, ou de forme arbustive ou sous-arbustive.

Tiges simples ou branchues, ligneuses.

Feuilles regroupées autour du sommet des tiges ou espacées le long de ramifications éloignées du pied, sessiles ou pétiolées; pétiole jusqu’à 8 centimètres, à base amplexicaule; limbe de la feuille en général allant de la forme d’épée à elliptique-lancéolé, nervures vraiment parallèles à partir de la base, nervures latérales absentes.

Inflorescence terminale, ramifié, rarement simple.

Fleurs bisexuées, groupées, parfois solitaires, cylindriques, campanulées, ou en entonnoir; pédicelle terminal ou près du sommet. Périanthe avec un tube court; 6 lobes semblables. 6 étamines insérées dans le tube ou la gorge du périanthe; anthères libres. Ovaire 3-loges; 1 ou 2 ovules par loge. Style mince; stigmate capité ou 3-lobé.

Fruit : une baie, arrondie, 1 à 3 graines. Graines non enduites de phytomélanine.

La Cordyline

Plante ayant l’allure d’un arbre ou de forme arbustive.

Tiges en général peu ramifiées, plus ou moins ligneuses, montrant bien les cicatrices d’anciennes feuilles.

Feuilles regroupées autour du sommet des tiges ou espacées le long de ramifications éloignées du pied, sessiles ou pétiolées; pétiole de 10 à 30 centimètres, à base amplexicaule; limbe de la feuille en général allant de la forme d’épée à elliptique-lancéolé, nervures essentiellement parallèles mais avec les nervures latérales se ramifiant à partir de la nervure principale sur sa première moitié.

Inflorescence émanant de l’aisselle des feuilles d’extrémité, en général paniculées, grandes, fortement ramifiées

Fleurs bisexuées, solitaires, en général tubulaire-campanulée ou de forme presque cylindrique; pédicelle en général court, terminal ou près du sommet. Périanthe avec un tube court; lobes en 2 volutes de 3. 6 étamines insérées dans le tube ou la gorge du périanthe; anthères libres. Ovaire 3-loges; de 2 ovules à beaucoup plus par loge. Style mince; stigmate capité, petit.

Fruit : une capsule, parcheminée, de 1 à plusieurs graines. Graines noires, enduites de phytomélanine.

Un dernier point en commun entre la Cordyline et le Dracaena : ne les laissez surtout pas à l’extérieur en hiver. Ce sont de grands frileux. Les plus résistants gèlent à 0°C, mais le plus souvent ils souffrent dès que la température descend au-dessous de 13 °C ! Ce sont, avant tout, des plantes d’intérieur.

Cet article a 4 commentaires

  1. Bonjour,
    Merci pour cet article tout d’abord! J’étais perdu car comme vous le dite les encyclopédies nous disent que ces plantes sont les mêmes, nous empêchant de distinguer les plantes rustiques des autres, ce qui est assez emmerdant pour planter dans le nord ! Merci a Gaillard pour ces détails bien pratiques.
    Bye

  2. Bonjour,
    J’aimerai savoir comment se forme le tronc d’une Cordyline,
    je fais un suivi de culture pour un examen et j’ai beau chercher partout, je ne trouve aucune réponse,
    si quelqu’un pourrais m’aider… 😉
    Cordialement

  3. Bonjour

    Beaucoup de complications dans ce texte

    Il y a une seule manière de les différencier a coup sur: le système racinaire

    racines blanches chez les cordylines et racines jaunes chez les dracaeana.

    Plusieurs cordylines sont rustiques jusqu’a -8/-10°C (C. australis, C indivisa, cordyline dracaenoides …)

    Tous les dracaena sont sub-tropicaux ou tropicaux donc gelif

    Voila les erreurs sont corrigées.

    Cordialement

    1. Merci pour toutes ces indications intéressantes, utiles, précises et claires. Sachez, par ailleurs, que les critiques positives sont aussi admises. Cordialement.

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