La définition de l’écorce

On pourrait définir l’écorce, de manière simple, comme l’enveloppe la plus externe des végétaux ligneux. Elle correspond à la couche protectrice des végétaux que l’on peut assez facilement détacher.

Cette définition, qui est celle du langage courant, ne correspond pas tout à fait à la définition botanique de l’écorce ou plus précisément ne correspond qu’à une partie de l’écorce au sens botanique.

Coupe schématique d'un tronc

Coupe schématique d'un tronc

Les botanistes distinguent en fait deux écorces :

  • L’écorce externe, imperméable, liégeuse, isolante, plus ou moins crevassée et morte, d’une part.
  • L’écorce interne, métaboliquement active et vivante, d’autre part.

C’est seulement la première partie, la plus visible, que le langage courant appelle écorce. Les botanistes donnent aussi un autre nom à cette écorce externe : le rhytidome (de Rhytis = faux-pli ou ride). Quant à l’écorce interne, elle s’appelle aussi phelloderme (du grec Phellos = liège).

L’écorce, au sens botanique, c’est donc l’ensemble des tissus corticaux produits par le cambium cortical. Ce cambium produit l’écorce vivante sur sa face interne et l’écorce imperméable (ou suber) sur sa face externe. Les cellules de cette écorce externe meurent dès qu’elles sont chargées de subérine, substance cireuse qui lui donne son caractère imperméable. Bien qu’imperméable, cette écorce secondaire est dotée de pores permettant les échanges gazeux, les lenticelles.

Ce cambium cortical est différent du cambium cribro-vasculaire qui, lui, produit sur sa face interne le bois (ou xylème) et sur sa face externe le liber (ou phloème).

Utilisations de l’écorce

L’homme a fait de multiples usages de l’écorce. En voici quelques exemples :

  • l’extraction du liège du Quercus suber (chêne-liège).
  • la fabrication de canots par les Indiens du Canada, à partir de l’écorce de Betula papyrifera (bouleau à canot).
  • l’extraction de l’aspirine de l’écorce de Salix alba (saule blanc).
  • l’extraction de la cannelle, à partir de l’écorce de Cinnamomum Zeylanicum.
  • l’extraction de la quinine et de la quinidine à partir de l’écorce de Cinchona officinalis (quinquina).
  • des fibres textiles, à partir, par exemple, de Tilia cordata (tilleul).
  • du papier, à partir de l’écorce de Broussonetia papyrifera (mûrier à papier).

Quelques belles écorces

La configuration de l’écorce et son évolution dans le temps varient selon les espèces. Dans certains cas, l’écorce s’épaissit au fil du temps et se fissure sous l’effet de l’étirement, comme on le voit sur bon nombre de conifères. Dans d’autres cas, elle tombe chaque année pour faire place à une écorce neuve et lisse. Dans d’autres cas enfin, elle se desquame par plaques irrégulières.

On peut orner un jardin d’agrément avec des végétaux dotés d’une belle écorce, ce qui a pour avantage de rester décoratif pendant la mauvaise saison quand le tronc est alors bien mis en évidence.

Voici quelques espèces aux troncs décoratifs, parmi bien d’autres :

N’hésitez pas à signaler d’autres belles écorces dans les commentaires ci-dessous.