Un tubercule c’est une partie renflée de la plante. Le mot tubercule vient du latin tuberculum qui signifie « petite bosse ». Sa fonction principale est d’être un organe de réserve pour assurer la survie de la plante pendant la mauvaise saison et éventuellement pour permettre sa multiplication par voie végétative.

La partie renflée est le plus souvent souterraine. Elle est parfois aussi en surface. Les parties de la plante qui sont ainsi renflées sont dites tubérisées ou tubéreuses.

La tubérisation peut concerner les racines et/ou les tiges.

Par exemple, les tubercules suivants sont racinaires : la carotte, la betterave sucrière.

Les tubercules de pomme de terre, d’iris, de crosnes, de patates douces sont des tubercules développés sur les tiges souterraines ou sur les rhizomes (les rhizomes sont des tiges et non des racines).

Pour le céleri-rave ou le chou-rave c’est la base de la tige qui est tubérisée.

La distinction est plus délicate sur certaines plantes telles que le radis, le navet ou encore la betterave rouge, car c’est à la fois l’hypocotyle et la racine qui sont tubérisées. L’hypocotyle (hypo=dessous, inférieur) c’est la partie de la tige située entre le collet (jonction tige-racine) et les cotylédons (deux premières feuilles). Étymologiquement, l’hypocotyle c’est donc la partie sous les cotylédons. Chez le navet ou le radis, c’est principalement l’hypocotyle qui est tubérisé. Seule la partie basse du tubercule de navet ou de radis est alors de nature racinaire.

Il faut donc retenir que le tubercule est d’abord et surtout une transformation d’une partie de la plante à des fins de réserve et de reproduction et que plusieurs parties de la plante peuvent subir cette transformation aux mêmes fins.