La reproduction sexuée n’est pas le seul mode de multiplication des plantes, mais c’est celui qui permet l’adaptation progressive aux conditions de l’environnement, par différence avec la reproduction végétative. En effet, la reproduction végétative, de type bouture, par exemple, donne lieu à la naissance d’un clone strictement identique à la plante d’origine. La reproduction sexuée, par différence, fait naître une nouvelle plante capable d’originalité par le croisement des caractéristiques des plantes « parent ». Et c’est ainsi qu’a pu se faire, au cours des millénaires, l’évolution des plantes jusqu’au stade actuel que nous connaissons.

C’est la fleur qui est le siège de cette reproduction sexuée. Sous ce vocable se regroupent trois ensembles de pièces florales que nous allons examiner successivement et qui se présentent pour l’essentiel de l’extérieur de la fleur vers l’intérieur.

A – Les organes protecteurs : le périanthe

1 – le calice

A l’extrémité d’un pédicelle (petite tige portant la fleur), une première couronne (on dit aussi un premier verticille) est constitué de sépales. Ceux-ci ressemblent souvent à de petites feuilles, car ils sont en règle générale de couleur verte, mais cette règle supporte de nombreuses exceptions car les sépales peuvent aussi revêtir bien d’autres couleurs. L’ensemble des sépales forment ce que l’on appelle le calice. Le calice n’a pratiquement aucune autre utilité que la protection des pièces florales sexuelles proprement dites.

le calice

le calice

2 – la corolle

Une deuxième couronne (un deuxième verticille), en allant vers l’intérieur de la fleur, est constituée des pétales. C’est, en général, la partie la plus colorée de la fleur. Comme les sépales, ils n’ont pas de fonction sexuelle, mais seulement une fonction protectrice et surtout par leur couleur une fonction d’attirance et de signalisation pour les butineurs. L’ensemble des pétales forment la corolle.

la corolle

la corolle

3 – le périanthe

L’addition du calice et de la corolle, c’est-à-dire des sépales et des pétales, forme le périanthe (du préfixe péri=autour, et du grec anthos=fleur). Seules les Angiospermes, (les plantes les plus évoluées) bénéficient de ce dispositif protecteur qu’est le périanthe. Les Gymnospermes (les conifères par exemple) ont également une reproduction sexuée, mais leurs organes sexuels ne disposent pas d’une enveloppe protectrice.

NB : lorsque les sépales et les pétales ne sont pas différenciés, c’est-à-dire lorsqu’ils ont la même couleur et éventuellement la même forme, on les appelle alors des tépales. Ce sont eux qui constituent dans ce cas le périanthe.

B – Les organes mâles : l’androcée

Les étamines sont les organes mâles de la fleur. Leur nombre varie d’une espèce à l’autre. L’ensemble des étamines s’appelle l’androcée (du grec andros=mâle). C’est la troisième couronne (disposée en verticille ou en spirale) de la fleur. Sur chaque étamine, au sommet d’une fine tige appelée filet, se trouvent les anthères. Elles sont composées de 2 loges (ou thèques) qui contiennent le pollen. Chez certaines espèces, il n’y a qu’une loge., l’anthère est dite alors anthère monothèque. Les loges vont s’ouvrir à maturité libérant le pollen. Les mécanismes qui assurent ensuite le transport du pollen vers les pièces femelles sont multiples.

Les grains de pollen ne sont pas des spermatozoïdes, mais le pollen est, en quelque sorte, le véhicule des spermatozoïdes qui vont féconder l’ovule.

les organes mâles de la fleur

les organes mâles de la fleur

C – Les organes femelles : le gynécée

les organes femelles de la fleur

les organes femelles de la fleur

Tout à fait au coeur de la fleur, se trouvent les organes femelles, c’est-à-dire les carpelles. Les carpelles sont des enveloppes, en fait des feuilles transformées, refermées sur elles-mêmes et contenant des ovules. C’est l’ovaire de la fleur. La cavité contenant les ovules se prolonge par le style, puis par les stigmates. C’est sur les stigmates que se dépose le pollen qui va ensuite cheminer dans le style jusqu’aux ovules.

L’ensemble des carpelles constitue le gynécée ou pistil. Il peut y avoir un ou plusieurs carpelles. Les ovules évolueront vers les graines et les carpelles évolueront vers les fruits ou les gousses.

Un gynécée constitué d’un seul carpelle est dit gynécée unicarpellaire.

Un gynécée constitué de carpelles indépendants est dit gynécée apocarpe.

Un gynécée constitué de carpelles partiellement ou totalement soudés est dit carpelle coenocarpe ou syncarpe.

Au fond de la fleur, on trouve souvent des organes nectarifères (écailles, glandes, éperon …) qui sécrètent le nectar, sécrétion sucrée qui a vocation d’attirer les butineurs au coeur de la fleur afin de participer activement à la fécondation par le déplacement du pollen vers les stigmates.

En résumé : la fleur est constitué de deux organes stériles (le calice et la corolle) à fonction protectrice et signalétique, et de deux organes fertiles (l’androcée et le gynécée). Toutefois, certaines fleurs sont exclusivement mâles et d’autres exclusivement femelles.