Tous les jardiniers sont confrontés régulièrement à ce dilemme : comment ne pas subir exagérément les dégâts de certains insectes tout en respectant au maximum l’environnement et les équilibres du microcosme de son jardin ?

Voici quelques pistes parmi toutes celles à notre disposition.

S’entourer d’alliés

Les alliés du jardinier ne manquent pas. Ce sont les oiseaux ou les insectes qui tout ne faisant pas de dégâts aux cultures ou très peu, consomment une grande quantité d’insectes ravageurs. Encore faut-il les connaître d’une part et faire le nécessaire d’autre part pour qu’ils s’installent dans notre jardin. Pour ce faire :

  • nourrir les mésanges pendant l’hiver
  • favoriser la nidification des hirondelles au printemps
  • installer des hôtels à insectes
  • introduire et respecter coccinelles, chrysopes, guêpes, syrphes, perce-oreilles …

Ne pas dégainer trop vite

Au jardin, il n’est pas bon de se prendre pour Lucky Luke et de dégainer le pulvérisateur au premier puceron venu. De quoi vont se nourrir les coccinelles et les chrysopes si vous tuez les pucerons ? Surveillez l’évolution de la colonie. Après une première phase de multiplication qui inquiète toujours un peu, vous verrez apparaître les prédateurs qui vont faire le ménage sans que vous ayez besoin d’intervenir, du moins si vous vous êtes entouré d’alliés.

Des alliés aussi chez les plantes

Certaines plantes ont la faculté d’attirer les pucerons. C’est le cas par exemple de la capucine, de l’absinthe. Les installer au jardin présente un triple intérêt :

  • si elles ne sont pas attaquées, elles sont décoratives
  • si elles ont attaquées par les pucerons elles détournent ceux-ci des plantes que vous voulez protéger (vos rosiers par exemple).
  • elles assurent ainsi aux prédateurs des pucerons (coccinelles, chrysopes, …) un garde-manger quasi assuré, ce qui favorise leur présence continue dans votre jardin.

De la même manière, l’hysope attire la piéride, ce qui l’éloigne du chou.

Inversement, d’autres plantes ont la faculté d’éloigner les insectes. C’est le cas de la Rue, par exemple. Les capucines font fuir les aleurodes. Les racines d’oeillets d’Inde protègent des nématodes au cours des deux années qui suivent leur culture.

Quelques recettes bio

Si la régulation naturelle par les prédateurs ne suffit pas, voici quelques préparations respectueuses de l’environnement :

Le savon (savon noir ou savon de Marseille ou liquide vaisselle) tue les tétranyques, les cochenilles, les pucerons, les aleurodes. Une cuillère à soupe dans 1 litre d’eau. Pulvérisation généreuse et régulière.

La tanaisie (Tanacetum annuum) est efficace contre les piérides du chou. Mettez 60 g de feuilles fraîches hachées à macérer dans 1 litre d’eau bouillante. Quand c’est refroidi, filtrez, ajoutez une cuillère de liquide vaisselle et vaporisez.

La pomme de terre : l’eau de cuisson des pommes de terre a la faculté d’étouffer les pucerons. A pulvériser, par exemple, sur les rosiers.

La rhubarbe, contre les pucerons : 100 grammes de feuilles découpées en lanières à macérer dans 1 litre d’eau pendant 24 heures. Puis faire bouillir 30 minutes, laissez refroidir, filtrez et pulvérisez.