25 février : je viens de tailler mes lilas. Tous les connaisseurs vont me dire : « Sacrilège, ce n’est surtout pas le moment ! Il faut tailler les lilas après la floraison ». Et ils ont raison, bien sûr.

Je les rassure : je n’ai taillé que le bois mort ! Il n’y a pas de saison pour tailler le bois mort. Moi, je préfère le faire en hiver, pour une raison bien simple, c’est qu’on le voit bien, puisqu’il n’y a pas de feuilles.

La taille du bois mort est nécessaire pour plusieurs raisons :

  • C’est toujours plus esthétique d’avoir des arbres ou des arbustes bien nets uniquement dotés de rameaux qui se portent bien.
  • Sur le bois mort se développent des mousses et lichens qui peuvent être le refuge d’une micro-faune qui peut être nuisible.
  • C’est souvent le siège de champignons microscopiques qui peuvent être pathogènes.

Les élagueurs eux préfèrent une autre saison, en général. Ils optent de préférence pour une période où la végétation est repartie, car ils distinguent mieux ce qui est mort. C’est vrai que l’exercice n’est pas le même selon que l’on est grimpé au sommet de l’arbre ou les pieds sur terre. Lorsqu’on a les pieds sur terre (ce qui est toujours mon cas, car je laisse aux élagueurs le travail des élagueurs), on peut s’approcher facilement, voire tester si la branche est encore vivante avant de la couper.

Sur ce dernier point, quand je doute, pour vérifier si la branche vit encore, je griffe légèrement l’écorce avec un ongle ou un canif. Si c’est vert en-dessous, la sève circule toujours. Si c’est brun, le rameau (ou cette partie du rameau) est mort.

Je ne broie pas le bois mort, car il peut être porteur de risques pour la santé des végétaux. Je préfère le brûler. Les cendres, elles, sont utilisables pour apporter de la potasse au jardin.