La cloque résulte d’un champignon (Taphrina deformans) dont le développement est favorisé par un printemps frais et humide. Les spores du champignons séjournent dans les infractuosités des rameaux et les écailles des bourgeons. Il ne semble pas pouvoir survivre dans le sol ou dans le compost. Un temps chaud et sec stoppe le développement des champignons.

Seules les solutions préventives peuvent avoir de l’efficacité contre ce danger pour la récolte de pêches et pour la survie de l’arbre lui-même. Le traitement à la bouillie bordelaise est une de ces solutions. Il doit être effectué à 3 reprises : la première, à la chute des feuilles, la seconde au gonflement des bourgeons, la troisième quinze jours plus tard, au stade pointes vertes.

Les trucs et astuces pour prévenir la cloque ne manquent pas. En voici quelques uns :

– Pour éviter la cloque du pêcher, dès la fin de l’hiver, suspendre aux branches du pêcher des filets contenant des coquilles d’oeufs non lavées.

– Faire pousser de l’ail au pied des pêchers réduit également la sensibilité de l’arbre à la cloque, grâce aux propriétés fongistatiques de cette plante (diffusion dans les racines du pêcher d’allicine antiseptique).

– Enterrer des morceaux de zinc (des carrés de 10×10 cm par exemple) au pied du pêcher en fin d’été prévient l’apparition de la cloque pour le printemps prochain. La cloque résulte, en effet, notamment d’une carence en zinc et en bore.

Trois variétés plus résistantes à la cloque :

– ‘Amsden’, chair blanche, à maturité en juillet.

– ‘Velvet’, variété canadienne, résistant également bien au gel, chair jaune, à maturité en août.

– ‘Reine des vergers’, chair blanche et maturité en septembre.